The Cloverfield Paradox, Julius Onah (2018)

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The Cloverfield Paradox, Julius Onah (2018)

Messagepar Clement » 05 février 2018 à 10:12

D'abord annoncé sous le titre The God Particle, le troisième volet de la trilogie Cloverfield est sorti hier sur Netflix.

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Re: The Cloverfield Paradox, Julius Onah (2018)

Messagepar Biro » 05 février 2018 à 11:42

3ème volet ? Je ne savais même pas qu'il y en avait un 2ème...
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Re: The Cloverfield Paradox, Julius Onah (2018)

Messagepar Erwann » 05 février 2018 à 11:43

Biro a écrit :3ème volet ? Je ne savais même pas qu'il y en avait un 2ème...

Le deuxième volet, c'est 10 Cloverfield Lane, dont on parlait par ici, et qui est pas mal du tout au demeurant.
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Re: The Cloverfield Paradox, Julius Onah (2018)

Messagepar Erwann » 05 février 2018 à 17:42

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Re: The Cloverfield Paradox, Julius Onah (2018)

Messagepar Erwann » 06 février 2018 à 11:19

Eh bien… c'était pas terrible.
Réflexion faite, ce n'est pas une surprise que le film soit sorti directement sur Netflix et non pas en salles (parce que payer une dizaine d'euros pour voir ce truc, non merci).
Il y a plein de choses qui ne marchent pas dans The Cloverfield Paradox. L'histoire, c'est celle d'Ava Hamilton, jeune femme qui peine à se remettre de la mort de ses deux jeunes enfants, et officier de communication à bord du Shepard. Le Shepard est station orbitale supposée tester une sorte d'accélérateur de particules destiné à fournir une source d'énergie inépuisable sur une Terre dont les ressources s'épuisent au point de provoquer des tensions internationales monstrueuses. Hélas, les expériences ne fonctionnent pas. Au bout de deux ans, c'est un peu la crise au sein de l'équipage. Néanmoins, l'expérience de la dernière chance réussit presque. Sauf que la Terre a disparu.
Et à partir de là, ça se gâte. Le film présente une galerie de supposés scientifiques trop stupides pour regarder à travers les hublots et chercher les constellations pour savoir s'ils sont au même endroit que dix minutes plus tôt. Ou se demander si la Lune a disparu avec la Terre. Plus tard, on a droit à cette déclaration qui m'a bien fait marrer : « Le Shepard a détruit un boson de Higgs. »
Le scénario aligne ensuite les événements étranges et aléatoires, qui alternent entre l'humour absurde (un type qui perd littéralement son bras), l'horreur corporelle (la femme enchâssée dans les câblages ; le Russe rempli de vers) et le nawak (la Chinoise qui gèle instantanément dans un sas rempli d'eau). Un scénario brouillon et débile, avec des personnages caricaturaux (il n'y a guère qu'Ava Hamilton à avoir droit à un vague développement ; les autres sont unidimensionnels) prenant des décisions idiotes (« Tiens, faisons confiance à la nouvelle venue à bord plutôt qu'à l'Allemand qui bosse avec nous depuis 694 jours »).
Et puis, ah oui, faut bien qu'il y ait un lien avec Cloverfield. Ça commence mal avec l'extrait d'interview où un débile de complotiste auteur d'un bouquin justement intitulé The Cloverfield Paradox prétend que l'accélérateur de particules va ouvrir une faille spatio-temporelle d'où pourra jaillir, je cite, des démons. Et le pire, c'est que ça passe ainsi : le monstre de Cloverfield apparaît sur Terre à cause des événements du présent film. On se croirait revenu en 2008, quand certains croivaient (du verbe croiver) que le LHC créerait un mini trou noir qui détruirait la Terre.
Lorsqu'il était encore titré The God Particle, ce film avait sûrement pour handicap son scénario imbécile : le voilà rattaché de force à la franchise Cloverfield… et c'est encore pire. Avec 10 Cloverfield Lane, ça fonctionnait bien — parce que le film avait un scénario réussi, des bons acteurs incarnant des personnages plausibles. Rien de tout ça ici.
À éviter.

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