Instantanés d'Ambre, Yôko Ogawa

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Instantanés d'Ambre, Yôko Ogawa

Messagepar Nébal » 19 mai 2018 à 12:37

Bon, c'est pas tout à fait de l'imaginaire peut-être, mais comme souvent chez Yôko Ogawa, c'est assez bizarre et ça n'en est pas bien loin.

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Lu Instantanés d'Ambre, dernier roman traduit de Yôko Ogawa.

Une mère demande à ses enfants d’oublier leur pré­nom. Ils doivent, dit-elle, ne plus jamais le pronon­cer ni même y penser, mais en choisir un autre afin d’échapper au danger qui menace leur vie. Dans une villa ayant appartenu à leur père, au milieu d’un vaste jardin cerné de hauts murs, les trois enfants vont passer un temps infini, enfermés, coupés du monde mais heureux. Leurs nouveaux prénoms sont issus d’une encyclopédie des sciences : des noms de pierres choisis au hasard – prénoms sous le signe desquels ils reconstruisent leur identité.

Arbres immenses, ruisseau ténu et chants d’oiseaux : les saisons passent, les vêtements cousus par leur mère sont trop petits, les ailes de coton et de laine qu’elle a fixées dans leur dos ne les gênent pas. Opale, Ambre et Agate grandissent en harmonie mais la dissonance vient de l’extérieur, un colporteur entre dans le jardin.

Un livre majeur, une puissante métaphore de la résilience de l’enfance, cette capacité à préserver l’amour filial en tenant la peur à distance. Ode à l’imaginaire – traversé comme toujours dans l’œuvre d’Ogawa par la présence animale, muséale et musicale –, ce roman se place sous le signe des pierres et tout particulièrement de l’ambre, dans lequel se loge la trace de ce qui n’est plus.


Hélas, non, ce n'est certainement pas "un livre majeur"... Le postulat est bon, il y a de bonnes idées, mais le roman sonne faux, et est vraiment somnifère.

Yôko Ogawa demeure Yôko Ogawa, sa patte est présente à chaque page, et je tends à croire qu'il y a quelques années de cela elle en aurait tiré un excellent récit. Mais, là, j'ai eu une impression d'automatisme, d'un roman manquant de véritable sincérité et d'âme. Je me suis considérablement ennuyé, et j'ai dû batailler pour arriver au bout.

Yôko Ogawa a fait bien, bien mieux que ça, bien plus subtil, bien plus juste, bien plus saisissant dans sa légère étrangeté, mais Instantanés d'Ambre m'incite encore un peu plus à me défier de sa production la plus récente.

Hop : Yôko OGAWA, Instantanés d'Ambre

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