The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson (2014)

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Cayeux
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Re: The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson (2014)

Messagepar Cayeux » 19 mars 2014 à 20:38

Sans être aussi dur que JFS, on s'est un peu dit là même chose en sortant du cinoche avec ma compagne : qu'en retenir? Ca reste un très bon moment en soi, même si effectivement, faut sans doute gouter à l'humour du réalisateur (nos rires ont résonné dans le même silence inquiétant que Cachou, dans une salle pourtant bien remplie - la dernière séance à 4€ du mardi soir au Gaumont). Enfin bon, en cette période de vache maigre au cinéma, un bon film comme celui là, ça requinque.
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JDB
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Re: The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson (2014)

Messagepar JDB » 19 mars 2014 à 21:23

Moi qui ne vais au cinéma qu'une fois tous les deux ans, je crois que je vais aller voir ce film-là. Coup de pot, il passe la semaine prochaine en VO dans un cinéma d'art et d'essai tout près de chez moi.
Il faut dire que, vu mes centres d'intérêt en ce moment, le résumé me parle beaucoup.
JDB
"Inusable (ou presque)", qu'il disait.
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Re: The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson (2014)

Messagepar JDB » 31 mars 2014 à 23:16

Donc, vu, et j'ai encore plus aimé que je ne l'aurais cru. Faut dire qu'il y certaines clés que je possédais. Ainsi, si le film est soi-disant inspiré de l'oeuvre de Stefan Zweig (et c'est en partie vrai), j'y ai surtout retrouvé la patte d'un grand auteur de polars (mais pas que) anglais, aujourd'hui oublié, E. Phillips Oppenheim, dont je suis en train d'explorer l'oeuvre en vue d'en rééditer une partie dans ma collection "Baskerville". Oppenheim se complaisait dans ce genre d'univers: les hôtels de luxe cosmopolites, où il se passait plein de choses et dont il faisait découvrir au lecteur certains rouages secrets. Plus des intrigues bien troussées où ressortaient tous les préjugés de classe et de culture de son époque.
Il est entre l'auteur de deux recueils de nouvelles centrées autour du grill-room d'un grand hôtel londonien et dont les héros récurrents sont le chef de rang, invalide de guerre et ne quittant jamais son pupitre (d'où le titre "A Pulpit in the Grill-Room), sa fille et le policier amoureux de celle-ci.
Et si ce brave homme s'est vu confier ce poste, c'est parce qu'il n'a pas son pareil pour placer les gens de façon à provoquer des rencontres souvent saisissantes.
C'est ce genre d'esprit que j'ai retrouvé dans le film, avec une tout autre dimension (beauté des images, rythme de la narration, jeu des acteurs, nombreux clins d'oeil).
JDB
"Inusable (ou presque)", qu'il disait.

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