Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fixant vous-même le prix. Minimum : 0 €

rmd
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar rmd » 01 septembre 2010 à 10:29

Ayerdhal a écrit :Parce que c’est l’occasion de toucher ceux que nous ne touchons jamais.
Soixante millions de Français ne m’ont jamais lu. Ne rigolez pas : cinquante millions d’entre eux n’ont jamais lu Werber, Pennac, Grangé, etc. C’est un chouette terrain à défricher, non ? Eh bien, c’est ce que facilite le numérique…


Je n'y crois pas un instant. Les gens qui ne lisent pas n'ont pas envie de lire, ca n'a rien à voir avec le support ou avec le prix.
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar Thomas Day » 01 septembre 2010 à 11:06

Si c'était aussi simple que ça, les bibliothèques et les médiathèques seraient prises d'assaut.

GD
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar DiChim » 01 septembre 2010 à 13:56

thomasday a écrit :Si c'était aussi simple que ça, les bibliothèques et les médiathèques seraient prises d'assaut.

GD


Encore faudrait-il qu'elles soient bien alimentées. J'avoue que j'ai de plus en plus de mal à trouver mon bonheur dans la mienne.
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar Thomas Geha » 01 septembre 2010 à 14:32

Je partage l'opinion d'Ayerdhal sur pas mal de points en fait...

Par contre, sur la Loi Lang, je ne suis pas tout à fait d'accord. Elle protège quand même les petits libraires, de moins en moins bien sans doute, mais elle les protège. En revanche, là où je suis d'accord, c'est qu'effectivement les grosses structures ont bel et bien profité de leur puissance financière pour imposer leurs lois sur la loi aux diffuseurs/distributeurs/éditeurs, certaines illégales, mais qu'y peut-on ? Je ne parlerai pas des offices qui arrivent trois jours plus tôt chez les gros, comme Virgin, par exemple, au détriment du petit libraire qui vivote à côté. Cela dit, quand je parle "d'imposer", le verbe est fort, on pourrait plutôt décrire ce marché-là comme un marché de connivence... et je ne parle pas de complot, là, je parle juste des gens qui ont le plus de pognon et qui s'en servent pour être devant. Mais va-t-on reprocher à un commerçant de vouloir se situer devant son concurrent ? Compliqué :-) mais à l'arrivée, celui qui en pâtit le plus, c'est peut-être bien le lecteur.

Cela dit, j'ai acheté le livre de Thomas Day en version PDF/EPUB, notamment pour tester parce que je vais acheter une liseuse d'ici peu ; j'ai essayé le fichier sur celle d'un ami. Très bonne lisibilité, même si mes habitudes de lecteur et de consommateur ne risquent pas d'être chamboulées pour autant.
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar JDB » 01 septembre 2010 à 16:22

Le problème, à mon sens, est que la question est encore plus complexe que ne le laissent supposer les déjà 18 pages de ce fil...
[Message aux modos : on ne pourrait pas en créer un nouveau intitulé "Du cyberpunk à la SF numérique"... pardon : "Débat sur le numérique" et y rassembler les posts qui commencent à se disperser sur d'autres fils ? Ca commence à être dur à suivre.]
D'abord parce que nombre de participants partent d'une conception du monde qui n'est pas toujours la même (créateur, lecteur, éditeur, petit éditeur militant...) et que chacun, comme disait le participant d'un jeu télévisé, balaye midi devant sa porte.
Ensuite, parce que vous oubliez qu'il n'y a pas UN public mais DES publics ; je connais des gens qui se fournissent exclusivement en occasion vente-achat-échange, d'autres qui comparent les offres internet, d'autres encore qui comptent sur leur libraire ou sur leur "grand magasin culturel" ; ajoutez à cela qu'il existe des lecteurs militants (en SF notamment) qui ont encore d'autres habitudes.
Enfin (je m'arrête là parce quand le message est trop long, la dernière ligne frétille sur place et ça me fait mal aux yeux), vous oubliez que nous vivons dans un village global et que les lois ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre, et les prix pratiqués itou par voie de conséquence (jetez un coup d'oeil au Royaume-Uni : pas de TVA sur les livres papier, mais une TVA sur le livre électronique). Et je vous rappelle que le Canada est un pays en partie francophone. Que va-t-il se passer là-bas ? Et si on pouvait acheter des livres électroniques en français sur amazon.ca (par exemple) ?
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"Inusable (ou presque)", qu'il disait.
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar filip » 01 septembre 2010 à 19:06

Pour répondre rapidement à ce qui à été reproché à l'offre de le bélial', oui c'est innovant et "révolutionnaire" (notez les guillemets).
Pourquoi ?
Tout simplement parcequ'en 10 ans de lecture numérique jamais je n'avais acheté de livre électronique en français. Uniquement des achats en anglais, car l'offre en français était trop cher avec des drms.
Tout n'est peut être pas parfait, mais c'est une avancée qu'aucun autre éditeur n'avait fait jusqu'alors.
Et là j'ai déjà acheté 2 livres et dès qu'ils sont finis j'achèterai les autres.

Alors merci à toute l'équipe pour cette offre qui me permet de lire de la sf de qualité en français et d'auteurs français.
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar gibet_b » 01 septembre 2010 à 19:08

filip a écrit :Tout n'est peut être pas parfait, mais c'est une avancée qu'aucun autre éditeur n'avait fait jusqu'alors.


Je ne l'aurai pas mieux dit !
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar Phrene » 01 septembre 2010 à 21:17

Bonjour,

J'ai pour ma part acheté les deux livres, j'adore LGM. pour la cité des cranes, je suis un peu plus nuancée, j'ai eu l'impression d'avoir été flouée tant le contenu correspondait peu au quatrième de couverture (tout en y étant conforme, sans la magie). néanmoins, je l'ai bien aimé tout de même, pour l'exercice d'écriture, plus que pour l'histoire.

E belial est enfin là, j'ai trouvé que 10 € pour un livre électronique était cher, trop pour moi, néanmoins, je n'ai pas pu résister et j'ai acheté la créode et autres récits du futur ainsi que les nouvelles de Xavier Mauméjean.
Néanmoins, je me suis limitée dans mes achats, là où j'aurais pris deux poches, je n'ai pu acheter qu'un seul livre électronique: cela ne m'incite pas à l'achat, bien que j'ai une liseuse électronique.

Je continuerai à soutenir le belial, mais j'espère que les prix baisseront, quoi qu'il soit dit, les couts annexes sont bien plus dilués sur un livre électronique (transport : non, matériaux : non, imprimeur : non, couverture couleur : non, intermédiaires : non, négociations : ben non, vente au libraire : non, mise en rayon : non, dépoussiérage : non plus), il y en a, mais moins, il faut en tenir compte.

Et je me contrefous de soutenir les libraires (ok c'est pour pas froisser vos gentils vendeurs ... mais bon et nous ?): les chaines qui vendent les ouvrages du belial - qui sont rares - n'ont pas besoin d'être sauvée et les "petits" libraires ne connaissent bien souvent même pas le mot belial, encore moins fantasy ou SF.

Surtout en province : j'en veux pour preuve que le vendeur qui vend le plus Belial à la Rochelle est un magasin qui vend trois francs six sous des ouvrages pris dans des dépots de bilan, c'est là que j'en ai acheté la majorité, et leurs tarifs ne vous auraient pas plu, mais alors pas du tout. Et je n'ai PAS le choix d'aller acheter ailleurs plus cher, c'est la province. Eh oui. (mes "beaux" Belial, je les ai acheté en Belgique ... c'est loin.)
En achetant électronique je veux soutenir le belial et ses auteurs/traducteurs/dessinateurs, personne d'autre, si je veux faire dans le social, je ferais un chèque à noël, ce sera déductible de mes impôts.

détail important : c'est horripilant de ne pas pouvoir acheter PLUSIEURS livres à la fois. A part cela, tout fonctionne bien, j'ai mes fichiers, très peu de fautes dedans, et j'en suis ravie :).

Maintenant que j'ai fini de ronchonner, en bonne française jamais contente, je me permets de signaler que oui, j'achète, oui je lis, oui j'apprécie, et que bien que je ne sois pas fan de la cité des cranes, j'aime bien ce qu'écrit thomas day, surtout quand il prend le sexe en dérision (loki vaincu par une femme vaut son pesant de caouettes) que Xavier Mauméjean est un auteur merveilleux, que j'adore Andrevon et que je trouve les choix du Belial plus que bons, excellents (Greg Egan est grandiose). Je tiens à remercier les auteurs qui éditent des nouvelles, j'ai un infini respect pour eux, ça ne paye pas pour vous, mais moi j'adore ça !

Bref, pardonnez ce cout de gueule, mais si vous voulez me convertir au numérique, il faut me donner un tarif qui me donne envie d'acheter (je préfère le livre pour le même prix) et je n'achèterais pas un livre a la fois en papier et en numérique, si je l'ai en papier, je le lis en papier, c'est mieux.

Bref pardon si je vexe, mais moi je paye, contrairement à tous ceux qui vous soutiennent en parlotte sans acheter.

bonne soirée
sossa
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar sossa » 02 septembre 2010 à 10:10

Ayerdhal a écrit :Pire. C’est au prix d’occasion du « poche » qu’il faut limiter (vers le haut) le prix du livre virtuel. Et je ne parle évidemment pas des ouvrages cotés !
Et c’est mon dernier prix. En tant que lecteur, en tant que consommateur (contraint) et en tant qu’auteur.
Vous avez bien lu. Je ne veux pas voir mes bouquins en format numérique au-dessus de 2 €, et je suis plutôt partant pour moins (deux fois moins).


Quand vous les aurez publiés, faites-nous signe, parce que vos livres sont introuvables en numérique...

Ayerdhal a écrit :Pourquoi ?
...
Parce que, en terme de commercialisation, c’est un autre marché, un tout autre, qui se constitue pour l’essentiel aujourd’hui de gens qui ne lisent que très peu ou pas (de romans, par exemple). Parce que c’est l’occasion de toucher ceux que nous ne touchons jamais.


C'est faux, lisez les statistiques. Au contraire, ce sont de gros lecteurs qui achètent des liseuses et lisent en numérique. Ca ne veut pas dire que le numérique ne puisse pas attirer d'autres publics, je le pense aussi, mais les premiers clients sont des gros lecteurs.

Ayerdhal a écrit :J’oublie un détail ? Ah oui. Le piratage. Je lui suis favorable, ne serait-ce que parce que, une fois de plus, mes phrases à la con atteindront quelqu’un que l’économie du livre (beurk) leur barrait, que celui-ci ne piratera pas toute sa vie mais qu’il continuera à lire, que la culture n’est pas… pardon, ne doit pas être un privilège de nantis. Je lui suis favorable, donc, mais on s’en fout.


Proposez vos livres gratuitement en PDF alors...

Ayerdhal a écrit :Le piratage prendra des proportions faramineuses si la diffusion numérique du livre se comporte comme la diffusion numérique cinématographique ou musicale.


Là, par contre, nous sommes d'accord. C'est une évidence. Les sites proposant des livres numérisés "piratés" (entendre diffusés sans l'autorisation des ayant droit) font déjà florès.

Ayerdhal a écrit :Le vent, et c’est ce qu’est le numérique, ne peut pas se vendre au même tarif que la matière.


Nous pourrions nous lancer dans une longue discussion de physique nucléaire pour débattre de ce point, mais j'ai encore mal à la tête d'avoir lu en essayant de le comprendre la publication de ce physicien néerlandais qui affirme que la gravitation pourrait ne plus être considéré comme une des forces fondamentales, alors je fais un break avec la mécanique quantique.

Ayerdhal a écrit :Inutile que je vous fasse un cours de marketing, d’ailleurs je suis un très mauvais pédagogue et je suis certain que vous savez ce qu’est le prix psychologique. Mais peut-être ignorez-vous qu’on ne le calcule pas avant d’avoir déterminé la, les ou toutes les potentielles cibles commerciales ? Il semble que vous vous limitiez au marché préexistant du « papier ». Il semble aussi que votre opération de lancement ne soit qu’une opération… disons de communication, en tout cas pas une étude. Lapalissade ! Je ne m’efforcerais pas d’en montrer les insuffisances si ce n’était pas le cas.


De deux choses l'une, soit le marché du livre numérique est déduisible du marché du livre papier, et vous avez tort, soit le marché du livre numérique est un nouveau marché auquel il faut appliquer une nouvelle approche, et à ce moment-là, comment voulez-vous étudier un marché qui n'existe pas ? La seule approche sur une technologie disruptive (ie qui change les règles du jeu), c'est d'essayer. Ce que fait le Belial'. Vous pensez qu'ils vont se planter, je pense qu'ils vont dans le bon sens et qu'avec des ajustements en cours d'expérience ils vont réussir, nous verrons bien qui de nous deux est le meilleur Nostradamus.

Ayerdhal a écrit :« Sans DRM. Aujourd’hui, les dispositifs de gestion des droits numériques (DRM) proposés par la plupart des éditeurs punissent moins les pirates – qui n’ont aucun mal à les contourner – que les acheteurs légitimes qui rencontrent de nombreux problèmes techniques. Le Bélial' ne propose que des livres numériques « bio » garantis 100% sans verrouillage pour que vous puissiez les lire aussi facilement que des livres classiques, sur le support de votre choix. »
Amen.


Je veux, amen. Vous en connaissez beaucoup, des éditeurs qui offrent leurs fichiers sans DRM ? C'est ce point-là qui m'a fait dire "Le Belial' va dans le bon sens et je vais les soutenir". C'est un peu facile de discourir pendant des paragraphes et des paragraphes sur ce qui ne va pas et qualifier d'un bien court "amen" le point le plus innovant et le plus couillu de la démarche. Je ne vais pas vous citer Edmond Rostand mais vous voyez à quelle tirade je fais référence.

Ayerdhal a écrit :« Collectionnez. Vous n’êtes pas prêt à vous passer du papier ? Nous non plus. Achetez un livre du Bélial’ et, pour seulement 2,00 €, téléchargez son équivalent numérique (sur certains titres uniquement) »
Aïe ! Dans son élan, la réclamite aiguë a fourché. Le coût du numérique est inférieur à 2 €. On s’en doutait un petit peu beaucoup, notez, mais c’est intéressant car, et j’y reviendrai plus loin, c’est quoi au juste le prix de revient du numérique ? Et comment le définit-on ?


Quelle mauvaise foi ! Quand on paye le livre papier, on a déjà payé l'auteur, la composition, la relecture, le marketing, etc. Les 2 euros annoncés sont pour le coût de la numérisation, pas pour le coût du livre numérique tout nu.

Ayerdhal a écrit :« Equitable. Compte tenu des coûts de fabrication et de distribution réduits, Le Bélial' peut reverser jusqu’à 30% du prix de chaque livre numérique vendu à l'auteur. À comparer aux 10% qui sont la norme du marché. »
J’en vois déjà qui tremblent à l’idée des horreurs que je vais de cette plume commettre. Par quoi je commence ?
Ainsi, la norme du marché en matière de droits d’auteur serait à 10 %. J’en connais plus de trente mille qui feraient un infarctus en lisant ça. Ce putain de marché n’a pas de norme ! Que des différences de traitement. Et la moyenne, totalement incalculable pour cause d’opacité, est sûrement loin en dessous de 10 %. La réalité ? 4 à 12 % sur le « poche ». 6 à 15 % sur le « grand format ». Parfois plus, pour les rares best-sellers. Souvent moins pour les nombreux auteurs « jeunesse ». Et 2 % pour les traducteurs.
Le plus facile est digéré ? On jette un oeil à la réversion ?
C’est quoi d’ailleurs cette ineptie ? L’éditeur reverse ? Il est bien charitable ou il se prend pour un fonds de pension ? Vous vexez pas, je pinaille.


Là, très honnêtement, je n'en sais rien, donc je me tais.

Ayerdhal a écrit :Vous avez raison, les coûts de fabrication et de distribution sont réduits, tellement qu’on se demande s’ils sont signifiants.
Sur la fab, qui représente entre 15 et 20 % du prix du livre « papier », il y a un coût en numérique. Sûrement, mais quel est-il au juste ?
Côté mise en format, par exemple, vous connaissez sûrement ça : http://fr.feedbooks.com/
Et il y en a d’autres. Et il y en aura de plus en plus.


Les coûts vont baisser, c'est sûr. Dans 3 ans, plus personne n'aura autre chose à faire que de relire rapidos la version électronique pour vérifier que le système automatique a bien fait son travail. Pour l'instant, Clément nous a dit que l'ePub se faisait mal automatiquement. Je n'ai pas de raison de ne pas le croire.

Ayerdhal a écrit :Sur la distrib, il y a un… pardon ? La quoi ?
Qui va distribuer quoi, au juste ?
Parlez-moi de diffusion, oui, ça, ça m’intéresse. Prononcez les vilains mots. Détaillez ce que demandent Amazon, la Fnac, Google, Orange etc. pour diffuser des octets par le Net. Montrez l’intérêt des bornes numériques (mdr), justifiez leur existence et leur coût sur le prix du livre. Démontrez que tout ce joli monde est indispensable à la bonne diffusion électronique de l’ouvrage. Mais surtout, surtout, expliquez pourquoi vous avez choisi de rester dans la logique de fonctionnement « papier » plutôt que de développer une logique autre ou de vous inscrire dans l’une de celles qui existent déjà, comme publie.net, numeriklivres etc.
Le numérique est une aubaine. Pour l’auteur, pour l’éditeur, pour le lecteur. Pour la première fois, l’ouvrage littéraire peut se passer des parasites qui, de surcroît, se taillent la part du lion dans l’économie du livre. La diffusion et la distribution représentent 55 % du prix de l’objet livre. Alors quoi ? On prend les mêmes et on recommence ? On s’en invente d’autres ? Pour quel service ? Pas de stock, pas de transport, pas de commerciaux (physiquement, en tout cas).
Alors qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui limite les droits d’auteur à 30 % dans votre conception de l’édition numérique, quand d’autres, spécialisés, proposent déjà 50 et même 70 % ?
La diffusion. Toujours la diffusion. Fait chier ! S’il faut, pour l’édition numérique, en passer par une économie, que celle-ci tienne compte de l’écosystème numérique. Moi, je suis en train de devenir écolo.
À 50 % minimum. Ce qui représente 1 € sur un bouquin vendu en numérique à 2 €. Combien d’auteurs touchent 1 € sur la vente d’un de leurs bouquins en poche ? Y en a-t-il sur l’agora ?


Gloabalement, je suis d'accord, sauf sur le coût final. j'ai très nettement l'impression que vous voyez le livre numérique comme une façon de toucher un nouveau public, et donc le livre papier existe toujours pour financer toutes les taches du type relecture, composition, marketing. Désolé de vous contredire, mais moi je lis pas mal, dans les 3 livres par mois en moyenne, et une fois passé au numérique, je n'achèterai quasiment plus de livre papier.

Ayerdhal a écrit :« Solidaire. En attendant l’adaptation de la loi Lang au numérique, et pour ne pas léser les libraires qui soutiennent Le Bélial’, nos livres numériques seront proposés au même prix sur e-Bélial’ et sur la plateforme EDEN. N’importe quel libraire pourra ainsi vendre les livres numériques du Bélial’. »
Vous avez peur de perdre le soutien de vos amis libraires pour les ouvrages « papier » ?
En instituant le prix unique du livre (plus ou moins 5%), la loi Lang ne favorise que les gros « libraires », ceux qui peuvent négocier une marge conséquente avec le diffuseur/distributeur. Les autres peinent à obtenir une marge viable.
Comment les libraires diffuseront-ils vos livres numériques et quelle marge allez-vous leur accorder ? Je veux dire : les gros et les petits ?
En tout cas, rassurez-les, ils n’ont pas besoin de se recycler tout de suite. Le livre papier a encore un bel avenir devant lui. Disons le temps d’une génération. Et ce sont surtout les grosses berthas qui vont trinquer. Au fait, pourquoi croyez-vous que les gros bras se démènent tous pour disposer d’une plateforme de diffusion numérique ?


Ils se démènent mollement, je trouve. Surtout avec des DRM pourris qui rendent tout incompatible. Eux n'abandonnent pas le vieux modèle pour un iota. Je suis profondément libéral, vous pouvez imaginer ce que je pense du prix unique.

Ayerdhal, je ne sais pas si vous repasserez par ici et si vous gratifierez ce post un peu agressif, mais pas tellement plus que le vôtre, d'une réponse, mais plus j'y repensais, et plus la moutarde me montait au nez : vous donnez des leçons au seul éditeur papier qui fait des efforts, alors que je ne trouve pas vos livres en numérique, y compris sur les plateformes que vous vantez, et surtout pas au prix que vous demandez. Bah alors, on est vendu au grand capital ? Qu'attendez-vous ?
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Re: Du 23 au 31 août, téléchargez deux romans numérique en en fi

Messagepar DiChim » 02 septembre 2010 à 14:50

sossa a écrit :- le fichier avec DRM est moins cher que le fichier sans DRM. Pourquoi ?


Lorsque j'avais posé la question à l'époque (2008) on m'a répondu ça :
c'est juste la contrepartie raisonnable d'une facilité en plus - et une petite provision pour les piratages qui auront forcément lieu
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