Mars : trois obstacles pour l'Humanité

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Joachim-28
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Mars : trois obstacles pour l'Humanité

Messagepar Joachim-28 » 20 octobre 2020 à 10:37

Hello !

Voici un petit rappel de nos connaissances actuelles. Pour quelles raisons est-il difficile de se rendre physiquement, en personne, sur Mars, en l'état de nos capacités et connaissances actuelles ?
L'astronaute Thomas Pesquet nous résume les trois raisons principales :

- Premier problème : les radiations. Un voyage sur Mars de six mois, hypothèse envisagée, exposerait les voyageurs à des doses de radiation trop fortes. Sur Terre on est protégé. Mais pas dans l'espace.

- Deuxième problème : Vaisseau trop lourd. Trop de stock, si en plus faut renforcer le vaisseau contre les radiations avec des plaques de fer, tout est trop lourd.

- Troisième problème : l'arrivée dans l'atmosphère sur Mars. On va brûler, et se crasher, car contrairement à l'atmosphère terrestre, on va arriver trop vite, et ne pas être assez ralenti. On ne sait pas comment faire atterrir 40 tonnes, le minimum si l'on veut se déployer.

Voilà !

(On est encore loin de Mars la Rouge, où Kim imaginait faire atterrir une colonie de 100 colons)

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Pyjam
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Re: Mars : trois obstacles pour l'Humanité

Messagepar Pyjam » 20 octobre 2020 à 11:54

En attendant, ce brillant point rouge que l'on voit chaque nuit, coté Est, c'est Mars. Au plus près de la Terre actuellement, et qui ne reviendra pas aussi près avant 2035.
Euh... J’aime pas les chefs-d’œuvres. Souvent, on s’emmerde.
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Caliban
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Re: Mars : trois obstacles pour l'Humanité

Messagepar Caliban » 27 novembre 2020 à 19:44

Joachim-28 a écrit : - Premier problème : les radiations. Un voyage sur Mars de six mois, hypothèse envisagée, exposerait les voyageurs à des doses de radiation trop fortes. Sur Terre on est protégé. Mais pas dans l'espace.

Mouais. "Hypothèse envisagée" par von Braun, voici trois quarts de siècles, et compte tenu des technologies de l'époque. De même, par les tenants de l'exploration robotique du système solaire. Mais pas nécessairement par les Elon Musk et consorts...

Les six mois que tu évoques correspondent grosso modo à une orbite de Hohmann — et encore, une fois tous les 36 du mois (enfin, tous les vingt-six mois...) L'hypothèse implicite est qu'on irait sur Mars de la façon la plus bête possible : un grand coup de moteur, pendant quelques dizaines de minutes, au départ ; puis plus rien pratiquement jusqu'à l'arrivée, sur l'erre acquise. Qui voyage comme ça sans y être obligé ?

Il semble aller de soi que, lorsqu'on établira des liaisons humaines régulières entre la Terre et Mars, elles seront basées sur des engins à poussée permanente. Même des accélérations relativement modestes, de l'ordre de quelques centièmes de g, ramèneraient la durée du voyage à moins d'un mois. Ce qui change considérablement la donne en matière de radiations : non seulement la dose totale est diminuée d'autant, mais il devient concevable d'éviter les périodes d'activité solaire intense...

D'autre part, la protection de la Terre contre les radiations ionisantes dérive principalement de son champ magnétique. Il est a priori concevable de doter un vaisseau interplanétaire de son propre bouclier magnétique.

Joachim-28 a écrit : - Deuxième problème : Vaisseau trop lourd. Trop de stock, si en plus faut renforcer le vaisseau contre les radiations avec des plaques de fer, tout est trop lourd.

Par définition, un vaisseau spatial est toujours trop lourd. Mais, d'une part, l'argument du blindage ne tient donc pas vraiment ; et d'autre part, on commence à savoir bien recycler l'eau, l'oxygène et les matières organiques, en milieu spatial. Pas besoin de stocks énormes, donc.

Là encore, il semble aller de soi que les pondéreux — eau, équipements lourds, etc. —, pour lesquels six mois de voyage ne sont pas un problème, voyageront, eux, selon des orbites économiques.

Joachim-28 a écrit : - Troisième problème : l'arrivée dans l'atmosphère sur Mars. On va brûler, et se crasher, car contrairement à l'atmosphère terrestre, on va arriver trop vite, et ne pas être assez ralenti. On ne sait pas comment faire atterrir 40 tonnes, le minimum si l'on veut se déployer.

Toujours la même hypothèse implicite : descente plus ou moins passive. Avec un moteur fusée digne de ce nom, l'aréissage ne pose a priori aucun problème, même sans pilote, avec une gravité de surface d'un tiers de g. Les boosters de Space X le font désormais très bien tout seuls sous un g !

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