Le Club, Michel Pagel

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Erwann
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Le Club, Michel Pagel

Messagepar Erwann » 17 février 2016 à 15:57

Longtemps, ils avaient été CINQ.
François, Claude, Mick, Annie et Dagobert, quatre enfants et un chien, ont autrefois formé un Club et vécu bien des aventures extraordinaires. Trente ans plus tard, le chien est mort depuis longtemps quand trois membres du Club, devenus adultes, séparés par la vie, sont invités par le quatrième à l’endroit même où ils passaient leurs vacances dans leur enfance.
Bientôt, alors que la maison est isolée par d’importantes chutes de neige, la vieille mère de Claude est assassinée... Mick est-il le responsable, comme semble le penser François ? À moins qu’un assassin se dissimule dans les environs enneigés ? Et pourquoi Claude se retrouve-t-elle régulièrement projetée sur un rivage anglais, à la rencontre d’enfants et d’un chien ressemblant singulièrement à ceux qu’ils étaient autrefois, elle et ses cousins ?
Dans un huis clos étouffant, écrit comme un thriller, une fable magistrale sur l’imaginaire de l’enfance, nos peurs, nos doutes.


Le Club de Michel Pagel, qui revisite quelque série jeunesse bien connue, sortira chez Les Moutons électriques le 3 mars.

La fiche du livre.
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Artemus Dada
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Le Club, Michel Pagel

Messagepar Artemus Dada » 16 juin 2016 à 10:11

Dans le domaine de la fiction le statut fictif ou non d’un personnage est indexical.

C’est-à-dire que la valeur que cette situation recouvre (fictif ou pas), dépend des caractéristiques du contexte dans lequel ce statut est interprété.
La nature d’un personnage, de fiction ou réel, dépend respectivement du moment, du lieu et du sujet de l'énonciation.

L’éditeur de bande dessinée étasunien DC Comics a très souvent utilisé cette propriété, car son univers a longtemps reposé sur l’idée de Terres parallèles où des versions différentes de ses personnages vivaient des aventures tout aussi différentes.
L’exemple le plus connu est certainement celui de Flash (alias Barry Allen) le bolide de ce qu’on appelle chez DC Comics « Terre 1 », qui connaissait le Flash de « Terre 2 », alias Jay Garrick, avant même de le rencontrer lors d’un épisode fameux (Pour en savoir +) sur une « Terre 2 », justement parce qu’il en lisait les aventures dans des comic books.
Ainsi sur « Terre 1 » Jay Garrick est-il un personnage de BD, alors que sur « Terre 2 », un univers parallèle en fait, il est un super-héros tout à fait réel. Toutes choses égales par ailleurs.
La bande dessinée dans ce cas est un "médium" dans tous les sens du terme.

L’idée de Michel Pagel pour ce livre est plutôt simple : «Tiens, et si les membres du Club des 5 se retrouvaient une fois adultes et vivaient une nouvelle aventure, ça serait rigolo, ça » (Pour en savoir +).

Au final l’auteur « rechape » le whodunit (kilafé), terme inventé dans les années 1930 – probablement aux U.S.A. - pour désigner un type de films (et non pas un type de romans comme on pourrait le croire), sans en gommer les spécificités – le roman d’énigme « classique » popularisé par des auteurs comme Agatha Christie - en un jeu du chat (de Schrödinger) et de la souris ; et y plonge les membres du CLUB DES 5.

Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous, ...... hormis que les personnages de fiction (ceux du CLUB DES 5) sont devenus, dans LE CLUB, réels, selon la propriété indexical susmentionnée, avec tout ce que la réalité implique de changements par rapport au monde de la fiction.

La simplicité de mon bref résumé et la toute aussi simple idée de départ de l’auteur, ne suffisent pas à rendre compte de la richesse que contient ce roman.
C’est bien simple, LE CLUB est à l’image du Tardis le vaisseau spatio-temporel du docteur Who maquillé en cabine d'appel de la police : plus grand à l’intérieur qu’il ne paraît l’être vu de l’extérieur (seulement 160 pages).

Faut-il avoir lu le CLUB DES 5 dans la Bibliothèque rose pour en être ?

Pas du tout, Michel Pagel apporte tout ce dont a besoin le lecteur pour en être (et bien plus encore).

LE CLUB est définitivement un livre pour ceux qui aiment aimer ce qu’il lise.
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar Apophis » 16 juin 2016 à 11:22

Certains éditeurs sont légèrement en train de péter un câble niveau rapport nombre de pages / prix en ce moment : Le Club --> 160 pages / 15 euros (en version physique), la nouvelle trilogie Pevel chez Bragelonne --> environ 750 pages pour l'ensemble des trois volumes, 17.90 euros PAR VOLUME, soit 53.70 les 750 pages... Cherchez l'erreur...

Un bouquin de moins de 200 pages ne devrait en aucun cas dépasser les 9.99 euros (je donne ici mon point de vue d'acheteur), et lorsqu'on voit que la plupart des romans de 500-550 pages sont vendus moins de 22-24 euros, on s'aperçoit que 53.70 euros les 750 pages, c'est du grand n'importe quoi...
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar Artemus Dada » 16 juin 2016 à 11:41

Apophis a écrit :Certains éditeurs sont légèrement en train de péter un câble niveau rapport nombre de pages / prix en ce moment [..]


Je suis entièrement d'accord avec toi.

Pour LE CLUB j'ai pris la version numérique, et c'est un choix que je fais souvent, outre des problèmes de place les prix sont parfois attractifs.
Ou alors j'attends sagement de trouver ce que je veux lire en médiathèque, en occasion ou en poche.
Acheter un "grand format" disons, est une exception en ce qui me concerne.

La BD offre les mêmes inconvénients côté prix d'ailleurs.
Essentiellement en "format librairie" ceci dit, le kiosque propose encore un rapport quantité/prix si je puis dire, raisonnable.
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar Herbefol » 16 juin 2016 à 12:31

C'est plutôt dans l'autre sens que l'on peut regarder le problème. Quand un éditeur sort un bouquin (traduit qui plus est), de plus de 500 pages à 25€, ce bouquin n'est pas cher. Parce que 17,90€ pour 250 pages, c'est dans les tarifs de la plupart des maisons d'éditions.
Je n'ai d'ailleurs pas tant que ça cette impression d'explosion de prix ou en tout cas pas forcément sur ces titres précis. Y a déjà quantité de livres qui sont vendus "assez cher" par rapport au volume de texte. Soit dit en passant, compter le nombre de pages n'est pas suffisant, il faut aussi se pencher sur la mise en page. Je vous invite à jeter un oeil sur La confrérie des bossus de Gaborit et Granier de Cassagnac sorti récemment chez Mnémos. Je crois que même les derniers Nothomb n'ont pas une mise en page aussi aérée.
Faut pas non plus perdre de vue qu'on ne peut pas avoir une approche purement linéaire sur le prix des livres. Un livre avec deux fois plus de texte ne coûte pas forcément deux fois plus cher à produire (y a toujours qu'une seule couverture et à la fabrication le prix ne double pas non plus). Et donc dans l'autre sens, quand un bouquin est deux fois moins épais, il ne peut pas être deux fois moins cher.
Et quelque part faire la différence entre un bouquin qui est plutôt cher au sein d'un maison qui pratique d'habitude des tarifs inférieurs et un bouquin qui est au même tarif que les autres d'un maison qui a des tarifs habituellement élevés.

Après, proposer du grand format à moins de 10€, c'est compliqué économiquement parlant.
L'affaire Herbefol
Au sommaire : La pointe d'argent de Cook, Black Man de Morgan, Navigator de Baxter, Cheval de Troie de Wells & The Labyrinth Index de Stross.
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar Yggdralivre » 01 septembre 2016 à 16:53

en fait je me suis posé la même question.
suite à la lecture de l'avis dans Bifrost, j'ai foncé chez mon libraire et le mur du prix m'a arrêté net.
je veux bien mettre des sous chez certains éditeurs pour x ou x raison (je sais que les traductions sont bonnes, il y a le travail d'une petite équipe - comme chez monsieurtoussaintlouverture par exemple, au pif - etc)
mais il y a des fois où j'ai l'impression d'acquérir un produit de luxe.
je lis la collection "totem" de chez gallmeister qui parfois est assez incompréhensible niveau prix (un conte sur la bière d'un auteur que j'adore doit faire dans les 11€ pour 150 pages hyper aérées ... en poche donc...)
je m'y connais moins (pour le peu que je m'y connais) en édition SF, mais à côté il y avait "la patrouille du temps" tome 1...pour 10€ de plus que le pagel et il ne me paraissait pas moins bien édité (je veux dire le travail "visible" - qualité du papier, couverture etc - me semblait bien présent).... alors peut-être est-ce des questions de droits, de rémunération de l'auteur... mais comme on n'en sait un peu rien quand on achète, le prix devient un élément assez instable et uniquement lié à la psychologie du moment (plutôt qu'à une forme "engagée", pour prendre un mot qui fait peur).
du coup, je l'ai commandé à la médiathèque du coin.
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar zen arcade » 03 juin 2019 à 19:58

Bon ben, il est à présent disponible en poche pour 8.90 euros donc il n'y plus de raison de se priver.
Et en plus, dans le format poche, il ne fait plus 160 pages mais 204, donc c'est encore mieux pour les adeptes du rapport nombre de pages / prix. :)
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar yogo » 03 juin 2019 à 21:43

Ce qui compte avant tout c'est le nombre de mots ou de signes, le nombre de pages ne veut rien dire.

Pour reprendre Amelie Nothomb, son dernier livre fait environ 21 000 (https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/les-prenoms-epicenes) pour 11,99€ le fichier numérique et 17,5 le format papier. Même si un livre ne se vend pas au poids... ça fait cher le caractère !
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Erwann
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Re: Le Club, Michel Pagel

Messagepar Erwann » 03 juin 2019 à 22:06

yogo a écrit :Pour reprendre Amelie Nothomb, son dernier livre fait environ 21 000 (https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/les-prenoms-epicenes) pour 11,99€ le fichier numérique et 17,5 le format papier. Même si un livre ne se vend pas au poids... ça fait cher le caractère !

21 000 mots, ça fait environ 120 000 signes et c'est la taille d'un Une Heure-Lumière.

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