Quelques critiques sur Le Trone d'ébène :
Le destin extraordinaire de Chaka Zoulou forme sous la plume de Thomas Day un récit impressionnant, naturellement plein de bruit et de fureur. A lire comme une tragédie antique, comme une épopée sauvage, avant d'enchainer éventuellement sur le Zoulou Kingdom de Christophe Lambert, dynamique uchronie où des milliers de guerriers zoulous frappent le coeur même de Londres.
Pascal Patoz sur noosfere :
http://www.noosfere.org/icarus/livres/n ... 2146568455La magie imprègne le récit, mais que serait une épopée africaine sans magie noire ? Une chanson de geste tout autant magnifique qu'horrifique du fait de la cruauté de Chaka, de son inhumanité. C'est un guerrier sans cœur fabriqué par les dieux et capable d'abattre ses alliés s'il les sent trop fragiles. Il ne se connaît qu'un unique amour, celui qu'il porte à sa mère, un amour qui le dévore. Thomas Day a du souffle, il sait raconter des histoires, mais il a surtout ce don incroyable qui consiste à se glisser dans l'âme d'un peuple pour la faire sienne le temps d'un livre.
Marianne Lecomte dans Bifrost 47 :
http://www.noosfere.org/icarus/livres/n ... 2146568455Thomas Day, comme il le mentionne dans sa préface, nous conte cette histoire extraordinaire sous un voile de fantasy, où la magie a lieu, où les Dieux sont incarnés en serpent, lion, éléphant, araignée ou crocodile, et où les sorcières aux visages multiples vivent depuis des générations et des générations. C'est ici que les symboles et les croyances prennent vie. C'est un vibrant hommage à l'Afrique Noire, dont la littérature SF et fantasy est si avare, grâce à l'histoire d'un symbole pour des millions de Noirs, pour une Afrique conquérante.
Manu B. sur SciFi-Universe :
http://www.scifi-universe.com/critiques ... zoulou.htmCrédible, vibrant et très bien documenté, Le Trône d’ébène, récit fictif de la vie du tyran zoulou, est le lieu où se rencontrent l’histoire et la légende. Un grand moment de lecture !
Ketty Steward sur ActuSF :
http://www.actusf.com/spip/article-9627.htmlL'écriture sait se faire poétique et légère quand le récit le demande. Le ton oscille entre le conte oral (dans la tradition des contes magiques africains) et le classicisme des biographies (mais sans jamais ennuyer). Thomas Day, dont on sent qu'il s'est bien documenté, adopte parfois un point de vue d'ethnologue. Le roman s'est trouve enrichi d'une dimension supplémentaire. La narration est fluide et ne manque pas de souffle pour évoquer la folie sanguinaire et la démesure du personnage de Chaka. Finalement le lecteur ne regrette qu'une chose : que ce Trône d'ébène se lise trop vite...
Sur le RSF Blog :
http://rsfblog.canalblog.com/archives/2 ... 88793.html