Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

zen arcade
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar zen arcade » 25 avril 2017 à 14:59

Reçu hier.
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Olivier Girard
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar Olivier Girard » 25 avril 2017 à 15:08

M a écrit :N'ayant pas vu le message comme quoi les Bifrost avaient été postés.
Normal, j'ai un peu oublié de le dire... Merci pour l'info en tout cas !
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Erwann
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar Erwann » 25 avril 2017 à 15:24

M a écrit :Reçu ce matin. N'ayant pas vu le message comme quoi les Bifrost avaient été postés, ça a été une agréable surprise.

Oui, on l'a évoqué rapidement sur Facebook, c'est tout.
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M
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar M » 25 avril 2017 à 15:38

Je n'ai pas facebook et je m'y refuse. Je rate surement des trucs mais tant pis.
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Gregory Drake
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar Gregory Drake » 25 avril 2017 à 18:07

Bien reçu ce jour. Merci !
captain penobo
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar captain penobo » 25 avril 2017 à 19:23

Je réagis à l'éditorial d'Olivier GIRARD sur la ghettoïsation de la SF (terme que j'utilise pour le compte des littératures de l'imaginaire).
C'est une vieille angoisse existentielle des professionnels de la SF depuis des décennies (Cf le rappel sur l'article de G.KLEIN datant de 1977...), écrivains, éditeurs et militants de la SF se tourmentent.
Mais pourquoi ? Ou est le problème ?
Je ressens dans ces discours l'amertume de ne pas être anobli par le roi et sa cour (ceux qui participent de la littérature "blanche"). Toujours ce syndrome persistant de s'affirmer différent de "la norme" tout en voulant bénéficier des avantages de cette norme...
En quoi la littérature SF est elle enclavée ?
OU alors je sens poindre des réalités financières - tirages - lectorat en berne - compte de résultat à la ramasse - réalités par ailleurs fort recevables car sans lecteurs, plus d'éditeurs et plus d'écrivains. Le lecteur à toujours raison disait me semble t'il G.KLEIN...
Ainsi donc gronde la colère et le vent de la révolution souffle avec les états généraux de l'imaginaire !!!
Quelle belle démarche militante !
Quel projet concret au fait ?
Je bavasse mais cela fait 40 ans que j'entends et je lis ces discours alors...
Pour conclure et extrapoler une hypothèse de la citation de MAUMEJEAN, la SF demeurera pour moi une expression minoritaire et à part du mainstream, tout simplement parce que la majorité des gens ne dispose que de l'imagination reproductrice et que l'imagination créatrice ne "bénéficie" qu'à une minorité de nos semblables...
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ubikD
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar ubikD » 25 avril 2017 à 21:56

Tu as des stats pour étayer ton affirmation ?
(Ou alors, c'est juste une assertion ?)
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Thomas Day
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar Thomas Day » 26 avril 2017 à 07:11

L'avis qui suit n'engage que moi (et ne doit donc pas être considéré comme un "discours officiel")... Et il n'est en aucun cas une critique de la démarche initiée par mes camarades.
Je ne ressens plus vraiment depuis des années le statut supposé "inférieur" des littératures de genre... et de la SF en particulier.
Au contraire, j'ai l'impression persistante que l'imaginaire (créatif) est devenu la culture dominante. De quelle série TV parle-t-on le plus ? Game of thrones ? Le déploiement Marvel au cinéma ce sont des milliards brassés... Le retour de Star Wars, itou.
Allez au rayon BD, même en retirant les super-héros, il y a de l'imaginaire partout. Absolument partout.
Alors dans cette déferlante (pas du tout récente) la littérature fait un peu figure de parent pauvre, mais je ne suis pas sûr que ce soit vraiment lié aux genres, mais plutôt à la façon dont fonctionnent les réseaux sociaux, le partage d'émotions, de ressentis, etc. La littérature (pas que l'imaginaire) est étouffée par des médias plus "faciles" : films, séries, jeux vidéos. Vous avez des enfants, observez-les. Et en même temps, le CA du livre se maintient voire progresse.
Il y a deux ans, j'avais des statistiques qui montrait que (malgré la crise qui dure depuis que je suis dans le métier ;-) les littératures de l'imaginaire avaient progressé en CA de 2,3%.
Quand je vois la médiatisation d'un titre comme Mes vrais enfants, initiée avec un SP particulièrement maîtrisée, ou celle de Luna qui a bénéficié d'un SP sans doute moindre que le Walton, quand je vois qu'on arrive sans trop de mal chez Biba, dans l'Express, Télérama, France Culture, Valeurs actuelles, Libération, etc. Bon ce combat-là, il me semble "gagné", mais il est aussi permanent.
Pour moi le problème des littératures de SF, fantasy, fantastique, il n'a pas changé ces quinze dernières années, ce n'est pas un problème de ghétthoisation, de victimisation, de mépris, ou que sais-je. C'est un problème purement économique, bassement économique, de surproduction. Cette surproduction induit une course à la visibilité, qui fait entrer en jeu ou le marketing ou les "réseaux sociaux" dans l'acceptation la plus large de ce terme. Vous avez une base de fans avec qui vous communiquez et qui communiquent à leur tour avec d'autres fans, à la marge de votre coeur de cible, qui s'étend par capillarité. Ou vous avez les moyens financiers de faire de la PLV, de la pub, des actions commerciales, etc. A ce jeu-là, le young adult a gagné la première bataille. Mais en même temps l'offre n'a jamais été aussi bandante, jamais...
La littérature blanche mépriserait la SF ? Ah bon... Et on en a quelque chose à foutre ? Elle a produit quoi de renversant la littérature blanche française ces vingt dernières années ? Vous pouvez citer dix titres à emmener sur une île déserte (qui ne contient évidemment aucun élément imaginaire créatif) ? La littérature blanche française me fait penser aux séries télés françaises. Au secours les mecs, vous avez entendu parler de HBO ? Vous vous souvenez de ce roman dont tout le monde a parlé : La vérité sur l'affaire Harry Quebert. Quelqu'un l'a lu ? Quelqu'un s'en souviendra dans dix ans ? Chaque année, il y a plus à lire dans la collection Terres d'Amérique chez Albin Michel que dans toute la blanche française. J'exagère à peine, voire pas du tout.
Je suis très optimiste (si si) sur l'avenir de nos "genres préférés" : à la télé, le cinéma, la BD, etc. Vous entrez dans Xanadu, Shangri-La ! Pour ce qui est de la littérature, je suis très optimiste sur la qualité des œuvres à venir ; et je ne crois pas avoir été autant optimiste (encore !) sur le renouvellement de la SF. La première difficulté c'est d'exister dans cette offre pléthorique, la seconde difficulté (pour un éditeur) c'est de participer à cette offre de façon "cohérente", et de ne pas publier des "pourquoi pas", ces livres qu'on publie pour remplir un programme.
A la marge de la littérature mainstream, ou en pure SF, un certain nombre d'auteurs américains (pour la plupart) sont en train de proposer des bouquins formidables, depuis des années je tiens une liste des quarante-cinquante bouquins que j'aimerais publier, je barre ce qui est acheté par les uns et les autres, et le réservoir reste "inépuisable".
Le lecteur de SF vit une époque bénie, moi en tant que fan (avant d'être éditeur) je me sens dans un nouvel âge d'or.
La guerre est gagnée ; maintenant, c'est vrai qu'il faudrait qu'on plante un peu plus profondément notre magnifique étendard dans le crâne de la littérature dite blanche.
Vous avez entendu parler de Défaite des maîtres et possesseurs ? Bien sûr que si, on l'a critiqué dans Bifrost.
Et ce livre-là, parmi plein d'autres, c'est la preuve irréfutable que la littérature blanche française a bien raison d'avoir peur de la SF ;-)

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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar JFS » 26 avril 2017 à 08:52

Reçu hier matin à Paris.
Jean-François.
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Re: Bifrost n° 86 : spécial Richard Matheson (avril 2017)

Messagepar HA » 26 avril 2017 à 11:27

Reçu hier ... en Suisse.
Merci

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